Histoire de l‘homéopathie

Même si les premières approches de l’homéopathie remontent à la Grèce antique, le père de l’homéopathie est le médecin, pharmacien, chimiste et écrivain médical allemand, Samuel Hahnemann. Il a cherché au 18ème siècle des méthodes pour soigner les malades de manière douce et sûre.

 

Croire en la faculté d’auto-guérison 

Mécontent des techniques médicales de son époque, Samuel Hahnemann a mené des recherches sur des thérapies plus efficaces. Comme ses « prédécesseurs » Hippocrate et Paracelse, il estimait que l’organisme humain avait la capacité de se soigner lui-même. 

 

Stimulation de la force d’auto-guérison 

Pour Samuel Hahnemann, les symptômes de la maladie ne sont rien d’autre que les signes de la lutte de l’organisme contre la maladie, ce processus ayant comme objectif de surmonter la maladie. Ainsi, plutôt que de réduire les symptômes de la maladie, Samuel Hahnemann chercha à stimuler l’organisme afin de soutenir sa force d’auto-guérison. 

 

Auto-expérimentation pour comprendre

En faisant une auto-expérimentation avec de l'écorce de quinquina, substance utilisée aujourd’hui encore contre la malaria, Samuel Hahnemann a pu démontrer que si lui-même, individu en bonne santé, buvait régulièrement des extraits d’écorce de quinquina, il développait des symptômes similaires à ceux observables chez les malades atteints par la malaria.

 

Les semblables guérissent les semblables

Samuel Hahnemann a ainsi tiré la conclusion qu’une substance qui engendrait des symptômes chez une personne en bonne santé pouvait soigner des malades souffrant des mêmes symptômes ou de symptômes similaires. Le principe de l’homéopathie a ainsi été formulé en 1796. Similia similibus curentur : les semblables guérissent les semblables !

 

Des essais minutieux de médicaments ont conduit à un schéma thérapeutique 

Par la suite, Samuel Hahnemann et ses successeurs ont réalisé des essais de médicaments sur eux-mêmes et des personnes saines avec diverses substances végétales, animales et minérales. Tous les symptômes générés par une substance ont été soigneusement décrits. Ils ont ensuite pu rédiger un schéma thérapeutique homéopathique. 

 

Des méthodes efficaces éprouvées 

Si des malades développent des symptômes correspondant au schéma thérapeutique, la substance correspondante leur est administrée. Avec cette méthode, Samuel  Hahnemann a obtenu des résultats sensationnels pour son époque. Il a ainsi traité, durant l’épidémie de typhus de 1813 en Europe centrale, 183 patients atteints de typhus dont un seul mourut. Le taux de mortalité avec les traitements conventionnels étaient alors de 50%.

 

Diffusion à travers le monde durant 20 ans

Les missionnaires et les épouses de grands propriétaires fonciers dans les colonies ont contribué à une large diffusion de l’homéopathie. Ces dernières étaient souvent responsables de la santé des employés de leurs maris. Les militaires avaient aussi recours à l’homéopathie et transmettaient leur savoir. Essentiellement deux régions de compétences se sont développées à l’extérieur de l’Europe : l’Amérique centrale et du sud ainsi que l’Inde et le Pakistan. En Inde, l’homéopathie et la médecine conventionnelle sont à égalité.

 

Efficacité malgré le scepticisme et la résistance

D’après l’organisation mondiale de la santé OMS, l’homéopathie se trouve en deuxième place des thérapies complémentaires et naturelles les plus utilisées dans le monde – juste derrière la thérapie par les plantes. Les sondages montrent que jusqu’à 70% des Suisses utilisent les médecines complémentaires et jusqu’à 50% ont déjà eu recours à l’homéopathie. 

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